S’hydrater en plein été

Avec la chaleur, c’est le premier sujet qui m’est venu en tête ! Quand il fait très chaud, nous perdons encore plus d’eau et de minéraux qu’habituellement. Si vous ne faites pas attention, les pertes peuvent ne pas être comblées. Voici donc 8 conseils pour bien s’hydrater :

1-Buvez avant d’avoir soif

Ça peut sembler difficile mais la soif est le premier signe de déshydratation. Bien sûr, on ne vous demande pas de boire toute la journée mais essayez d’y penser régulièrement, peut-être en gardant une bouteille d’eau à vos côtés ou en remplissant votre verre dès qu’il est fini.

2-Buvez par petites gorgées, avant, pendant et après les repas

Vous trouverez beaucoup de conseils là-dessus, qui peuvent être diamétralement opposés ! Certains vous diront de ne pas boire pendant les repas, d’autres de boire un grand verre d’eau avant pour manger moins. Pendant un repas, buvez quand vous en ressentez le besoin, tout simplement. Mais évitez de vider un verre d’un seul coup, surtout si votre boisson est très froide : vous risquez d’avoir un peu mal au ventre.

3-Si vous êtes souvent en déplacement, pensez à avoir de l’eau sur vous

L’explication est donnée plus haut : ça vous permet de boire régulièrement.

Pour les bouteilles réutilisables, vous pouvez en trouver chez Sans-bpa, tout y étant garanti sans bisphénol A.

4-L’eau plate est la meilleure des boissons

Quand il fait chaud, on a envie de se faire plaisir avec des thés glacés, des soda, voir de l’alcool en fin de journée. Si ces boissons ont un effet désaltérant (de part leurs bulles ou leur fraîcheur), la quantité de sucre fait qu’ils ne sont pas hydratants. Privilégiez l’eau plate ou gazeuse même si je ne vous conseille pas d’en abuser, les gaz pouvant être un peu difficiles à évacuer.

Infusion citron - curcuma
Les épices permettent aussi d’aromatiser les eaux.

5-Pensez aux infusions et aux thés que vous pouvez boire froids

Si les boissons industrielles sont toutes pleine de sucres ou d’édulcorants de synthèse, vous pouvez faire vos propres boissons. Essayez vos thés et tisanes préférés en version froides pour voir celles que vous préférez ! Attention cependant aux propriétés des plantes : buvez le thé en dehors des repas pour que ses tanins n’empêchent pas l’absorption d’autres minéraux, évitez la camomille si vous êtes hypotensif et attention également si vous êtes enceinte : de nombreuses plantes vous sont déconseillées en doses régulières (dont la menthe, la réglisse et la sauge).

Vous pouvez trouver des thés et infusions spéciales pour thés glacés chez Le palais des thés ou dans d’autres enseignes.

6-Vous pouvez mettre des fruits et des herbes à infuser dans l’eau

Ce système permet de faire des associations infinies ! Prenez des fruits et des herbes puis mettez-les à « mariner » dans une carafe d’eau pendant toute une nuit. Vous aurez alors une eau aromatisée sans sucre mais pleine de goût ! Je vous conseille d’ajouter systématiquement quelques rondelles de citron, ça relève le goût. Voici quelques associations :

-Fraise/basilic

-Melon /pastèque/Menthe

-Citron/orange/pamplemousse

-Pêche/romarin

Voici une recette d’eau parfumée au fruits tirée de ce site :

Coupez un morceau de pastèque ou de concombre en cubes (sans la peau) et enlevez les pépins. Mettez les cubes dans un pichet suffisamment grand pour contenir plus d’un litre d’eau. Ajoutez un citron coupé en morceaux ou juste le jus, 10 à 13 feuilles de menthe et versez l’eau froide sur le tout (1 à 2L en fonction de la dilution que vous préférez). Refermez le pichet et laissez au réfrigérateur toute une nuit. Rajoutez quelques glaçons juste avant de déguster !

Un smoothie rose
Les smoothies hydratent un peu car ils sont surtout composés de fibres des fruits

7-Manger des fruits et légumes

L’hydratation passe aussi par l’alimentation qui couvre la moitié de nos besoins en eau. Donc n’hésitez pas à manger des fruits et légumes gorgés de jus : melon, pastèque, concombre, la plupart des friuts estivaux sont riches en eau. À vous les salades, les soupes froides et les smoothies !

8-Évitez de manger du sorbet plusieurs fois par jour

Les sorbets (et les glaces) peuvent vous rafraîchir mais ils sont riches en sucres et vont vous déshydrater davantage. Vous aurez d’ailleurs encore plus envie de boire après. Privilégiez les glaces faites à base de fruits : congelez des bananes que vous mixerez ensuite quand vous aurez envie d’une glace avec d’autres fruits (surgelés ou frais) ou oléagineux. Par exemple :

-banane/fruits rouges

-banane/chocolat/purée de cacahuètes

-banane/mangue/coco

Si vous manquez d’inspiration, cherchez n’ice cream sur internet et vous trouverez tout un tas d’associations très sympathiques !

Glace vanille-fraise végane dans un cornet
Faites-vous plaisir sur les saveurs !

Quand au dernier conseil, qui n’en est pas vraiment un, faites-vous plaisir ! Prenez soin de vous, amusez-vous et ne culpabilisez pas parce que vous n’avez pas les mêmes capacités que d’habitude. Il fait chaud ! Et c’est dur pour tout le monde !

Et voilà ! Je vous souhaite à tous une bonne journée, un bon appétit et de bonnes vacances si vous partez !

Cuisine du monde

Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?

Voilà, la question fatidique a été posée. Il est même possible que vous y pensiez dès le déjeuner fini. Entre les préférences de chacun, la fatigue après le travail et nos envies de manger bio/de saison/etc., on finit souvent par manger la même chose.

Sachant qu’on prend généralement le même petit-déjeuner tous les matins, il ne vous reste que le déjeuner pour apporter un peu de variété dans votre alimentation. Ce n’est pas gagné !

Seulement, la créativité n’est pas toujours au rendez-vous. C’est pourquoi je vous propose un petit guide pour varier les saveurs sans vous lancer dans des recettes complexes. C’est parti pour un tour du monde culinaire !

La base : les herbes et les épices. Ajoutez-y 2-3 ingrédients emblématiques et avec ce que vous avez dans le réfrigérateur mais sans vous prendre la tête, vous faites une salade, une soupe, un plat chaud ou froid qui change un peu de votre quotidien !

cuisine du moyen-orient
Une cuisine aussi riche que ses paysages

La cuisine d’Afrique du Nord

Même si elles semblent proches, les cuisines de ces différents pays ont des subtilités bien à elles !

-Maroc : amandes, cannelle, cardamome, coriandre en grains et en feuilles, cumin, menthe, miel, persil, safran, sésame

-Algérie : ail, amandes, citron, coriandre en feuilles, cumin, menthe, miel, muscade, paprika, persil, piment, poivre, sésame, thym

-Tunisie : Ail, amandes, aneth, cannelle, carvi, citron, coriandre en grains, cumin, curcuma, fenouil, girofle, gingembre, laurier, menthe, miel, nigelle, orange, origan, piment (harissa), poivre, romarin, safran

-Liban : ail, amandes, cannelle, cardamome, fenugrec, girofle, gingembre, miel, muscade, origan, persil, piment, sariette, sésame, thym, za’atar

Le pourtour méditerranéen est béni par le soleil et les fruits et légumes qui y poussent sont gorgés de goût, n’hésitez donc pas à utiliser tomates, poivrons, aubergines, olives, etc. pendant toute la saison estivale. Vous pouvez aussi vous tourner vers les abricots, figues et dattes séchés. Cette cuisine est également connue pour sa semoule de blé (ou couscous) mais vous pouvez aussi essayer le boulgour. Utilisez également les légumineuses : lentilles brunes ou rouges, pois chiches et fèves sont très utilisées. Si vous faites des salades, vous pouvez remplacer le vinaigre par du citron ou y ajouter un peu de purée de sésame ou de miel.

Le ciel bleu de Grèce
En Grèce, c’est le soleil qui donne leur goûts aux légumes !

La cuisine d’Europe de l’Ouest

-Italie : ail, amandes, basilic, câpres, citron, girofle, laurier, muscade, origan, persil, poivre, romarin, thym, vinaigre balsamique

-Grèce : ail, amandes, aneth, cannelle, citron, menthe, miel, origan, paprika, persil, piment, poivre, sésame

-France : ail, cannelle, carvi, échalote, estragon, fenouil, girofle, gingembre en poudre, laurier, moutarde, muscade, persil, poivre, romarin, sauge, vinaigre

-Espagne : ail, amandes, basilic, citron, fenouil, laurier, origan, paprika, persil, piment, romarin, thym, vinaigre (xérès)

Pâtes, riz et pommes de terre sont les plus utilisées dans ces différents cuisines ! Ce sont des traditions que l’on connait plus et dont les produits sont faciles à trouver : olives, fromages régionaux, légumes du soleil ou racines, etc. N’hésitez pas à mixer le sucré et le salé en mélangeant fruits et légumes, a utiliser des haricots blancs, des champignons et des mélanges de salades pour varier encore plus !

Je compléterai cet article dans quelques temps avec les cuisines d’Asie et d’Amérique. En attendant, n’hésitez pas à partager vos recettes et astuces dans les commentaires !

Ma participation au Be Veggie numéro 12

Avec ma collègue Yulia Stepanenkova, nous avons décidé de vous parler un peu plus en détail des oméga-3. Dans cet article, vous connaîtrez tous des différents oméga-3, de leurs rôles et où nous pouvons les trouver !

« Les omégas-3 sont de plus en plus médiatisés : nombreuses sont les personnes ayant déjà entendu parler de cette fameuse famille des graisses. Surtout lorsqu’on s’intéresse de près (ou de loin !) à sa santé. De plus en plus populaires, produits phares parmi les compléments alimentaires, au rôle quasi miraculeux… »

De l'huile et des olives
Pour lire la suite de l’article sur les oméga-3, cliquez sur l’image !

Le commerce équitable

Le commerce équitable a été défini en 2001 comme « un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud. »

Un tracteur et une éolienne
Produire des produits étiques et responsables

Le but est donc de permettre aux producteurs et à leurs travailleurs des pays en développement de travailler dans des conditions décentes et d’obtenir un revenu minimal qui leur permet réellement de subvenir à leurs besoins. On trouve des produits certifiés de plus en plus facilement : grandes surfaces, magasins biologiques ou Oxfam sont autant de lieux où vous pouvez vous en procurer.

Mais chose étonnante, il n’existe aucun cadre légal pour le commerce équitable ! Ce qui veut dire que n’importe qui peut écrire sur ses produits « issus du commerce équitable ».

Pour s’y retrouver, le mieux reste encore de se tourner vers les labels qui eux s’engagent à respecter un certains nombre de points :

Logo fairtrade
Fairtrade (ancien Max Havelaar)

-Détenu à 50% par des organisations de producteurs

-Si dans un produit, un ingrédient peut être acheté Fair Trade, il doit l’être

-Il faut 20% minimum d’ingrédients Fait Trade dans un produit pour qu’il reçoive le label

-Il existe un cahier des charge à respecter pour chaque intervenant en fonction des matières premières

-Chaque coopérative ou plantation est contrôlée une fois par an sur plus de 250 points, y compris l’utilisation de l’argent pour s’agrandir ou s’améliorer

-L’origine et le transport des ingrédients sont contrôlés pour certifier qu’ils sont bien d’origine équitable

-Toutes les transactions sont également contrôlées dans chaque pays vendant les produits Fair Trade

-Le travail des enfants est interdit, sauf dans un contexte familial si le travail n’est pas dangereux et n’empêche pas l’enfant d’aller à l’école et d’avoir du temps libre

-L’accès aux ressources financières est le même pour les hommes et les femmes

 

logo entreprise responsable
Ecocert responsable

-Ce label garantit « les bonnes pratiques éthiques, sociales et environnementales » selon un référentiel ESR

-L’entreprise est labellisée, pas les produits

-Éthique des relations commerciales (gouvernance de l’entreprise, respect des droits fondamentaux de l’entreprise, intégrer le développement durable, respect et prise en compte des consommateurs)

-Respect de l’environnement (réduire, maîtriser et compenser ses impacts)

-Universalité (commerce en axe Nord-Sud et Nord-Nord – local)

-Responsabilité sociétale (relations et conditions de travail, impacter positivement les territoires)

-Cette certification peut être obtenue sans certification commerce équitable.

-3 niveaux de performance évalués

-Le contrôle se fait sur les seuls sites/activités concernées par le label

 

écocert équitable
Ecocert équitable/solidaire

-S’appliquent aux produits alimentaires, cosmétiques, textiles, écoproduits et artisanat

-Équitable : issu des pays du Sud / Solidaire : issu des pays du Nord

-Pré-requis : label agriculture biologique (sauf cas particuliers)

-Pour avoir ce label, il faut obéir aux critères du label « Entreprise responsable »

-Tous les opérateurs de la filière sont obligatoirement contrôlés par Eco-cert (sauf distributeur/détaillant)

-C’est le produit qui est labellisé, pas l’entreprise

-Privilégier les producteurs locaux quand c’est possible

-Priorité aux systèmes de petits producteurs (taille humaine)

-Respect des conventions de l’Organisation Internationale du Travail

-Vérification complète tous les ans mais « Eco-cert peut décider de réduire la fréquence »

 

logo bio partenaire - organic fair trade
Bio partenaire

-Produits issus de l’agriculture biologique

-Identification exacte et précise de l’origine des produits

-Contrôles annuels sur l’ensemble des systèmes de production

-Partenariats équitables et durables avec les producteurs (minimum 3 ans)

-Prix minimum de base et réévaluation tous les ans pour coller au mieux à la réalité

-Engagement avec les producteurs pour une amélioration technique (machines, formations, etc.)

-Dialogues entre producteurs et opérateurs et mise à disposition de moyens juridiques, techniques et financiers

-Bien-être des salariés et de leur santé, compensation de l’impact environnemental de la production

-Axes d’amélioration prenant en compte les objectifs de tous les intervenants et mise en place des actions correspondantes

-Contrôlé par Éco-cert environnement à toutes les étapes de la filière

 

Comme vous le voyez, les labels se ressemblent mais ne sont pas exactement les mêmes. A vous de choisir ceux avec lesquels vous vous sentez le plus d’affinités, qui travaillent pour des causent qui vous sont importantes.

J’espère que vous êtes mieux informés et je vous souhaite une bonne journée !

 

Sources :

http://fairtradebelgium.be/fr

http://www.befair.be/fr

http://www.ecocert.be/commerce-equitable

http://www.ecocert.com/sites/default/files/u3/Referentiel-ESR.pdf

Le label BIOPARTENAIRE

Ma participation au bio-info de Décembre 2016

Pour le bio-info du mois de Décembre 2016, j’ai pu écrire un article que je vous présente aujourd’hui : Peut-on manquer de fer en étant végétarien ou végétalien ?

« En adoptant une alimentation végétale, la question de carences possibles revient régulièrement – et plus particulièrement celle en fer. Car dans l’imagerie collective, le fer est dans le sang donc dans toutes les viandes, surtout les rouges. Pourtant nous allons voir que c’est plus compliqué que ça. »

 

Femme musclée se questionne
Cliquez sur l’image pour lire l’article !

Ma participation au Be Veggie numéro 11

Pour le Be Veggie du premier trimestre 2017, Yulia Stepanenkova et moi-même avons clôturés notre série sur les super-aliments en parlant des graines et fruits oléagineux. Amandes, noisettes, graines de chanvre, on vous parle de leurs bienfaits nutritionnels et de leurs différences.

« Les végétariens et végétaliens sont souvent loin du maître d’armes criant dans tout Kaamelott « Je ne mange pas de graines ! ». Et c’est tant mieux ! Car vous allez voir que les graines et les oléagineux sont des aliments incroyables remplis de nutriments et que ce serait dommage de vous en priver. »

 

Amandes, thé et lecture
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Bien conserver ses aliments

Pour vous assurez que vos aliments ne dépérissent trop vite ou ne vous rendent malade, il vaut mieux prendre des précautions et bien les conserver.

Pour commencer, assurez-vous que votre réfrigérateur et votre congélateur soient à la bonne température, respectivement 5°C et -18°C. Dégivrez-le régulièrement pour éviter une trop grande consommation d’énergie.

Ensuite, veillez à le nettoyer fréquemment (tous les mois selon les professionnels). Un mélange d’eau chaude et de vinaigre suffit la plupart du temps pour désinfecter toutes les surfaces de votre réfrigérateur.

Ensuite, regardez bien les dates de péremption : les DLC (Date Limite de Consommation) sont à respecter, contrairement aux DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) qui peuvent être dépassées sans mettre votre santé en danger.

Une poule trie son frigo
Bien choisir la place de ses aliments

Voici quelques règles simples que vous pouvez respecter au quotidien pour bien conserver vos aliments :

Rangez vos courses dès que vous rentrez.

Enlevez les emballages superflus (cartons autour des yaourts, etc.).

Ne remplissez pas à fond votre réfrigérateur, il faut que l’air puisse circuler.

Ne mettez pas en contact le cru et le cuit.

Attendez que vos plats refroidissent avant de les mettre dans le réfrigérateur ou congélateur.

Les bacs à légumes sont à une température de 8-10°C, n’y mettez que les fruits, légumes et herbes aromatiques.

Mettez sur la tablette la plus basse (la plus froide), les viandes et poissons.

Les tablettes du dessus sont parfaites pour conserver les produits laitiers, les condiments et les restes bien emballés.

Quand vous ouvrez un produit, référez-vous à son emballage pour savoir combien de temps il peut être conservé.

Les produits que vous avez cuisinés se conservent 3-4 jours au réfrigérateur et plusieurs semaines ou mois au congélateur. Veillez à bien noter la date où vous les avez cuisinés.

Bien sûr, tous les aliments ne vont pas au réfrigérateur, surtout les fruits. Ils peuvent se conserver plus ou moins longtemps en fonction de leur fraîcheur. Faites également attention à bien refermer vos paquets de produits secs (biscuits, céréales, pain, etc.) et à conserver les huiles à l’abri de la lumière.

Prenez soin de vous et de vos aliments !

Les oléagineux

Les fruits et graines oléagineux englobent toutes les noix, amandes, noisettes, les graines de sésame, tournesol, courge, etc., les olives et les avocats. Beaucoup de personnes les évitent car elles ont la réputation d’être très grasses. Et c’est vrai ! Elles contiennent toutes entre 50 et 70% de lipides avec une majorité d’acides gras mono-insaturés. Sauf pour la noix qui contient énormément d’acides gras poly-insaturés, dont 8g/100g d’oméga-3 ! Ce n’est pas pour rien que ce sont ces fruits et graines qui servent à faire de l’huile. Mais nous avons besoin de graisse pour bien fonctionner, voici quelques exemples :

-le cholestérol est nécessaire à la fabrication de toutes les membranes de nos cellules et à la fabrication de la vitamine D grâce au soleil ;

-les oméga-3 participent au bon fonctionnement cardio-vasculaire et cérébral ;

-le cerveau contient plus de 50% de lipides !

-les lipides apportent de l’énergie pour les efforts d’endurance.

Comme vous le voyez, les oléagineux sont des aliments qui peuvent vraiment booster votre santé. Ils contiennent tous une bonne proportion de protéines, entre 10 et 16g pour la plupart, jusqu’à 25g/100g pour les cacahuètes ainsi que pas mal de fibres ! Mais ils ont également tous des spécificités :

 

-les amandes sont très riches en calcium (2 fois plus que le lait) ainsi qu’en vitamine E, un puissant antioxydant.

Elles sont parfaites pour les personnes qui ne mangent plus de produits laitiers et pour les femmes qui pourraient avoir de l’ostéoporose.

-les cacahuètes sont très riches en vitamine B3 (fonctionnement du système nerveux) et en resvératrol, une molécule aux effets bénéfiques sur le diabète et l’obésité.

Si vous êtes diabétique ou en obésité, n’hésitez pas à ajouter un peu de cacahuètes dans vos plats !

-les pistaches contiennent énormément de potassium (contraction musculaire, régulation de la pression artérielle), du calcium et des vitamines A, K, B3 et B6.

Si vous êtes sportif ou que vous souffrez d’hypertension artérielle, ajoutez des pistaches à votre alimentation !

-les noisettes sont les plus digestes et apportent autant de calcium que le lait.

Pour qu’elles soient encore plus facile à digérer, vous pouvez les laisser tremper une nuit dans de l’eau au réfrigérateur.

-les noix (ou noix de Grenoble) sont maintenant connues pour être une bonne source d’oméga-3 mais elles apportent également du manganèse (circulation sanguine), du cuivre et de la vitamine A.

L’huile de noix est encore plus riche en oméga-3. Elle est fragile, il faut donc veiller à ce qu’elle soit conservée au réfrigérateur et consommée crue.

-les noix de cajou contiennent du magnésium très bien absorbé par le corps ainsi que du cuivre, du zinc et du sélénium.

Si vous souffrez régulièrement de stress ou de crampes musculaires, les noix de cajou sont faites pour vous ! Vous pouvez les croquer ou els utiliser pour faire de délicieux fromages végétaux.

-les noix de pécan sont riches en cuivre (anti-inflammatoire) et en zinc (pour la peau, les cheveux et les ongles).

Si vous avez les ongles cassants, que vous êtes régulièrement malade ou que vous avez du diabète, mangez des noix de pécan régulièrement peut vous aider à aller mieux.

-les noix de macadamia apportent de bonne quantités de fer, de manganèse, de zinc ainsi que des vitamines B1 et B3.

N’oubliez pas d’y ajouter une source de vitamine C (kiwi, citron, fruits rouges, etc.) pour que le fer soit bien absorbé par le corps.

-les noix du Brésil sont connues pour leur grande richesse en sélénium (antioxydant, immunité), elles contiennent aussi du cuivre, du zinc et de la vitamine E.

Une ou deux noix du Brésil tous les jours peuvent vraiment vous aider à couvrir vos besoins en sélénium.

photo-noix
Vous pouvez varier autant que vous le souhaitez.

Nous pouvons donc constater qu’il serait dommage de se priver de tous ces bienfaits ! Pour bénéficier de tous ces nutriments, préférez-les encore dans leurs coques. Sinon, achetez de petites quantités que vous renouvellerez. Une portion équivaut à 30g environ (décortiquées) et vous pouvez en prendre une ou plusieurs en fonction de votre alimentation sans pour autant la déséquilibrer.

Elles sont un bon encas, apportent du croustillant dans une salade et peuvent servir à faire des sauces ou des tartinades si vous les achetez sous forme de purée. Si vous les adorez mais que vous manquez d’idées pour en mettre dans tous vos repas, faites confiance à Jamie Oliver !

Régalez-vous bien ! Je m’en vais manger quelques noix de pécan et je vous dis à la semaine prochaine !

Se donner de l’empathie

Durant les deux dernières semaines, je vous ai expliqué ce que, de mon point de vue, était le contrôle et le lâcher-prise. Il vous arrivera peut-être d’identifier une situation où vous êtes dans le contrôle, de tenter de lâcher-prise, d’accepter… et de ne pas y arriver. En tout cas, ça m’arrive assez régulièrement !

Mais comme il n’y a pas de problèmes, que des expériences, voici un autre exercice à réaliser si jamais vous êtes dans ce cas :

Se donner de l’empathie

Qu’est-ce que l’empathie ?

L’empathie est la capacité à ressentir les émotions qui ne sont pas les nôtres, c’est ce qui nous permet de nous mettre à la place de quelqu’un et de comprendre avec le cœur ce qu’il a pu vivre. C’est la capacité qui nous fait faire une grimace quand quelqu’un se cogne ou qui nous fait pleurer pour le héros d’un film.

Pourquoi se donner de l’empathie ?

Quand ça ne va pas, et même parfois quand ça va, il y a une part de vous qui est en désaccord avec la situation. Se donner de l’empathie permet tout simplement d’accepter une situation.

Voici un exemple : Je suis stressée à cause d’une relation de travail et en rentrant je décide de manger du chocolat. Il y a alors plusieurs voix qui s’élèvent en vous, plus ou moins fort. Il y a celle qui décide que la meilleure stratégie pour diminuer le niveau de stress est de manger du chocolat et celle qui s’élève pour dire que manger du chocolat, surtout en dehors des repas, ce n’est pas bien.

Que vous choisissiez de manger ou pas ce chocolat, l’une des voix ne sera pas contente. Ces voix sont des parties de vous qui révèlent des valeurs, des croyances, des conditionnements, etc. Ce n’est ni bien ni mal mais si vous ne les écoutez pas, elles crieront de plus en plus fort jusqu’à ce que vous les entendiez. Si vous décidez que ce sera cette part qui aura raison sans discuter avec elles, vous faites alors le dictateur et cette violence va entraîner des tensions que vous auriez pu éviter. Si on prend notre exemple, vous pouvez ressentir de la culpabilité après avoir manger du chocolat et vous dire « je ne sais pas me contrôler, j’ai honte… » Mais quelle voix parle ?

Un coeur de neige entre les mais d'une femme
Se donner de l’empathie permet de vivre dans l’amour

Se donner de l’empathie :

C’est entendre toutes les parts concernées, sans jugement, simplement pour vous mettre en lien avec elles. Le but est qu’elles se sentent comprises. Ensuite, vous pourrez leur expliquer votre point de vue. Reprenons l’exemple ci-dessus :

Je décide, arbitrairement, de discuter en premier avec la part qui veut manger du chocolat. Je précise néanmoins à la seconde que son tour viendra et qu’elle n’est pas oubliée.

« J’entends que tu veux manger du chocolat.

-Oui. (Vous pouvez entendre oui, le ressentir, chacun fonctionne de manière différente et c’est en vous exerçant que vous comprendrez comment vous fonctionnez. Mais un bon indice est que, lorsque vous touchez juste, la tension dans vos épaules diminue.)

-Est-ce que c’est parce que je suis stressée ?

-Oui

-Je vois… Tu essaie de prendre soin de moi en trouvant une stratégie pour diminuer mon niveau de stress, c’est bien ça ?

-Oui !

-Est-ce que tu as autre chose à me dire ? (Cette partie est importante car elle permet d’être sure que la discussion peut prendre fin)

-Non, c’est bon. (Chouette ! Vous lui avez donné suffisamment d’empathie ! Vous pouvez maintenant lui faire passer votre message)

-Tout d’abord, je tiens à te remercier de chercher à prendre soin de moi. C’est vrai que je suis plutôt stressée en ce moment. Mais ce n’est pas ta responsabilité, je peux prendre soin de moi-même. Est-ce que tu serez d’accord pour qu’on essaie de trouver une autre stratégie pour diminuer mon stress ?

-Ok

-Je reviens voir si tu es d’accord dès que j’ai trouvé une autre stratégie. (N’oubliez pas d’y retourner, sinon cette part va bouder 😉 )

Une bougie dans un bougeoir en forme de coeur
L’empathie pour soi permet également de développer son empathie pour les autres

Passons ensuite à la deuxième part :

« J’ai cru comprendre que tu ne souhaitais pas que je mange de chocolat.

-C’est ça !

-Est-ce que tu as peur pour mon poids ?

-Oui, tu sais bien qu’on est au régime ! Si on commence, on va manger toute la tablette !

-Tu as peur que je perde le contrôle ?

-Oui

-Est-ce qu’il y autre chose ?

ETC

Comme vous le voyez, la méthode est assez simple à l’écrit mais peut vous sembler complexe à appliquer. Il vous « suffit » d’être à l’écoute et de respecter ces 3 règles :

1- Formulez des émotions (en se détachant d’elle) pour essayer de comprendre ce que cette part ressent réellement. Attention, en cas de colère, il y a toujours une autre émotion derrière.

2-Vérifiez que vous avez bien fait le tour et que la part se sent comprise.

3-Remerciez-la pour ses efforts et expliquez-lui ce que vous souhaitez.

Ainsi, même quand la situation n’est pas telle que vous le souhaitez, vous pouvez comprendre ce qui se passe réellement en vous et être un peu plus serein(e).

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette méthode, vous pouvez vous pencher sur la communication non violente. C’est un sujet passionnant dont je vous est retranscrit ici ce que j’en ai compris.

Tournez vos oreilles vers vous-même, vous le méritez !

Le lâcher-prise

Qu’est-ce que le lâcher-prise ? On entend beaucoup parler, surtout ces dernières années avec l’intérêt grandissant des gens pour le développement personnel. Et c’est génial ! Par contre, on ne comprend pas toujours très bien de quoi il s’agit ni même comment y accéder !

Tout d’abord, pourquoi vous parler de lâcher-prise ? La semaine dernière, je vous parlais du contrôle et de la maîtrise. Comment atteindre la maîtrise des événements ? Grâce au lâcher-prise.

Les techniques de lâcher-prise sont nombreuses et nous promettent toutes la même chose : plus de calme, de sérénité et un désencombrement de l’esprit. Personnellement, ça me tente et je suis sure que vous aussi ! Mais comment y arrive-t-on ?!

Pour définir le lâcher-prise, nous pouvons parler de l’état dans lequel il nous met. On parle beaucoup de confiance en soi, de sentir que l’on est capable de faire face aux événements de la vie, ce qui permet une certaine sérénité face à l’imprévu.

« Quoiqu’il se passe, j’ai l’assurance que je saurai quoi faire, quoi être, sans avoir besoin de me préparer à l’avance. »

Le lâcher-prise, un saut dans le vide ?
Ne plus contrôler peut nous donner l’impression que tout va s’effondrer

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Petit rappel :

Le lâcher-prise est différent du laisser-aller. Le lâcher-prise consiste à accepter ce qui est et à faire au mieux avec. Le laisser-aller est de la résignation, on ressent dans ces moments là des émotions désagréables comme l’abattement, le découragement, la frustration, la tristesse, etc. J’ai également remarqué que la résignation était rarement définitive. On revient toujours sur le sujet, encore une fois avec des sentiments « négatifs ».

Voici un exemple de phrase vous permettant de mieux vous comprendre : est-ce que vous vous demandez : « Qu’est-ce que je peux faire avec ce qui est? » (lâcher-prise) ou « Qu’est-ce que je peux faire pour éviter ce qui est ? ». Attention également au faux lâcher-prise ou « je me force à accepter ce qui est alors qu’en fait pas du tout ».

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Il existe beaucoup de livres et d’articles sur le sujet car les méthodes sont aussi différentes que les gens qui en ont besoin. Mais c’est toujours pour arriver au même point. Je ne prétends pas vous offrir une méthode révolutionnaire mais peut-être que mon explication aidera certains d’entre vous.

Le lâcher-prise peut se découper en plusieurs étapes sur lesquelles nous pouvons travailler : l’acceptation des faits et des émotions qu’ils génèrent, l’expression des émotions, la présence à soi (être dans l’instant présent) et la confiance.

Sauter de joie à la fin d'une randonnée
Le lâcher-prise permet d’exprimer ce qui est à l’instant où il se présente.

Comment accepter ce qui est ?

Accepter est un terme qui peut prêter à confusion, car dans « accepter » on entend « dire oui ». Vous allez voir que c’est en effet par là qu’il faut passer mais certains confondent ça avec un certain optimiste qui se traduirait par « être bien avec ce qui est ». Ce n’est pas la même chose. Prenons un exemple qu’on a sans doute tous vécus :

Situation : je dois faire mes devoirs pour demain

Si je regarde ce que ça me fait :

-Je me sens obligée parce que je n’ai pas envie de faire mes devoirs. Pourquoi ? Je trouve ça ennuyeux et compliqué. Je préférerai faire autre chose. Quoi donc ? Aller jouer dehors. Pourquoi ? Pour être avec mes copains, c’est  plus amusant. Est-ce qu’il y a autre chose à ce sujet ? Non alors passons à la sensation suivante.

-je me sens aussi obligée de les faire parce que j’ai peur d’être punie. C’est déjà arrivé à quelqu’un dans la classe. Pourquoi j’ai peur d’être punie? En plus de passer un moment désagréable, j’ai peur de décevoir mes parents. Pourquoi ? J’ai peur qu’ils ne m’aiment plus. Est-ce qu’il y a autre chose à ce sujet ? Non alors passons à la sensation suivante.

-Etc.

Comme vous le voyez, accepter veut plutôt dire faire le constat de ce qui se passe en vous, le reconnaître. Donc, on évite les phrases du style « ce n’est pas grave », « vois le côté positif », etc.

Descendre dans les méandres de son coeur
Descendre toujours plus profondément dans ses émotions

La première étape du lâcher-prise est d’accepter de rester avec TOUT ce qui est, que ce soit confortable ou non.

La seconde sera d’agir en fonction du bilan que vous avez pu réaliser sans chercher à éviter la situation qui ne vous convient pas.

Situation : je me sens obligée de faire mes devoirs car je préférerai aller jouer dehors avec mes amis mais j’ai peur que mes parents ne m’aiment plus si je suis punie.

J’ai donc le choix de composer une solution en fonction de tout ce que je viens de voir. Je ne cherche pas à fuir ma responsabilité mais je ne me juge pas sévèrement non plus.

Il peut arriver que je ne trouve pas de solution qui satisfasse toutes mes envies. A ce moment, je peux donner de l’empathie à la part de moi qui n’est pas satisfaite. Comment ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine !