Les FODMAPs (Fermentable by colonic bacteria Oligosaccharides, Disaccharides, Monosaccharides and Polyols) sont des sucres fermentescibles non digestibles qui entraînent une augmentation de la production de gaz et et de la quantité d’eau dans les intestins. Ils n’étaient pas encore très connus il y a quelques années, je ne les d’ailleurs jamais rencontré lors de mon parcours scolaire! Pourtant, chez les personnes sensibles, une consommation d’aliments riche en FODMAPs se traduit par des problèmes digestifs et douloureux comme une alternance entre diarrhées et constipations, des ballonnements et des gaz douloureux. Il existe cependant une approche alimentaire permettant de soulager ses personnes.

Attention : il ne s’agit pas d’un régime pour perdre du poids ni pour « se sentir mieux » mais pour soulager une vraie problématique de santé. Cette méthode est contraignante, demande du temps et un accompagnement diététique pour garder une alimentation équilibrée. Si vous souffrez du syndrome du côlon irritable ou de véritables douleurs après chaque repas, qu’il soit sans gluten ou lactose, ce régime peut vous aider.

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Je parle d’une méthode restrictive car dans un premier temps, qui durera entre 6 et 8 semaines, on conseille d’exclure tout ce qui contient des FODMAPs donc des oligosaccharides (fructanes, galactanes) , disaccharides (lactose), monosaccharides (fructose) et polyols (sorbitol, mannitol) que l’on trouve dans :

-le blé, l’orge et seigle

-les produits laitiers non affinés (et les produits qui en contiennent) et quelque soit leur source (yaourts, fromages frais, laits, crème, glaces, etc.)

-les légumineuses

-les noix de cajou et pistaches

-les algues

-les « sucres » : sucre blanc ou roux, miel, sirops et les édulcorants

-les boissons gazeuses et le café

-une partie des fruits : pomme, poire, mangue, cerise, pastèque, fruits secs, etc.

-une partie des légumes : ail, oignon, poireau, choux, asperge, artichaut, betterave, petits pois, champignons, etc.

Cette partie permet de « calmer » les intestins. Pendant presque 2 mois, les intestins ne devraient plus souffrir et une routine alimentaire se sera mise en place. Ensuite on réintroduit les FODMAPs petit à petit, une catégorie à la fois afin de détecter à quelles catégories une personne est sensible. Il faudra 6 semaines supplémentaires. car l’on réintroduit d’abord le sorbitol puis le mannitol, le lactose, les galactanes, les fructanes et le fructose.

Attention, on ne parle pas ici d’allergie car tout sera une question de dose. Par exemple, une personne sensible au lactose ne pourra peut-être pas boire un verre de lait mais saura manger une boule de crème glacée. Malgré cela, il se peut que certains aliments dans une catégorie « autorisée » ne soient pas supportés par une personne. C’est un chemin long où les faux pas peuvent faire peur car synonymes de douleurs et d’inconforts mais qui soulage réellement.

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Un point sur le syndrome de l’intestin irritable :

Cette hypersensibilité des cellules nerveuses du système digestif entraîne des douleurs, gaz, ballonnements, constipations, diarrhées et autres crampes. Ce syndrome n’empêche pas l’organisme de fonctionner normalement mais peut très vite avoir un impact sur la personne qui le subit au quotidien.

Mais comment faire la différence avec des problèmes digestifs « normaux » ?

N’étant pas moi-même concernée par le syndrome de l’intestin irritable (SII) ou colopathie fonctionnelle, je me suis renseignée sur le site d’une personne étant atteinte et éduquée à la nutrition : Mély de Chaudron Pastel. D’après elle, les problèmes intestinaux plus traditionnels peuvent « facilement » disparaître avec une amélioration des habitudes alimentaires, de l’équilibre acido-basique (ce qui revient souvent au même) ou de la flore intestinale mais surtout une personne souffrant de colopathie verra son état psychologique se détériorer à mesure qu’elle souffrira de crises physiques.

La différence n’est pas forcément facile à faire, surtout que nous n’avons que nos propres souffrances comme point de repère. Souffrons-nous plus qu’un autre ? Ne sommes-nous pas des « sensibles » ?

C’est pourquoi la première chose à faire est de corriger son alimentation avec l’aide d’un professionnel et surtout d’instaurer un dialogue. N’hésitez pas à lui dire : « non, ça ne fonctionne pas » plutôt que de tout laisser tomber. Car si ça ne fonctionne pas, alors l’accompagnant sortira d’autres cartes de sa manche et vous accompagnera soit dans une alimentation sans gluten ou sans lactose, soit dans un régime pauvre en FODMAPs.

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Si vous souhaitez en savoir plus sur le SII, je vous invite à vous balader sur le site de Mély qui en parle vraiment très bien et qui approfondit le sujet.

Pour ma part, je suis prête à vous accompagner dans un régime pauvre en FODMAPs si vous en avez besoin.

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Sarah

Nutritionniste sur Bruxelles, Uccle et Ixelles, j'aime partager mes connaissances et vous aider à en savoir toujours plus sur l'alimentation et la nutrition

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