Le diabète, quel qu’il soit, est toujours un problème d’assimilation des glucides. Nous sommes pour le moment incapables de soigner cette maladie et la prise en charge sert surtout à éviter les complications. C’est pourquoi il est important de bien comprendre cette maladie afin de mettre en place les bons gestes le plus tôt possible.

Pour comprendre le diabète, il est important de comprendre comment notre corps fonctionne quand tout va bien.

Tout d’abord, qu’est-ce que les glucides ?

Les glucides sont définis de manière chimique. Les molécules glucidiques peuvent être plus ou moins longues et complexes mais contiennent toujours au moins un atome de carbone et 2 molécules OH (oxygène et hydrogène). On ne les retrouve donc pas simplement dans ce qu’on appelle les féculents mais dans tous les végétaux. On les retrouve également dans les laits animaux car ils sont produits par le corps (de vache ou d’humaine). Ces molécules sont utilisées par le corps pour avoir de l’énergie que ce soit pour contracter un muscle ou pour faire fonctionner un organe.

Comment les assimile-t-on ?

Quand nous mangeons un aliment qui contient un ou plusieurs glucides (glucose, fructose, lactose, amidon, etc.), il va être digéré grâce à des actions mécaniques (mâcher) et chimiques (enzymes). La structure chimique du glucide va être découpée en molécules plus petites jusqu’à ce qu’elles soient suffisamment petites pour passer à travers la membrane intestinale et aller dans le sang. Là ces « sucres » seront envoyés là où le corps en a besoin. Si les apports sont plus nombreux que les besoins, le surplus sera stocké dans le foie, les muscles ou le tissu adipeux grâce à une hormone : l’insuline. Il sera déstocké lorsque le corps en aura besoin mais que vous ne lui en apportez pas suffisamment, comme lors d’une séance de sport par exemple, grâce à une autre hormone : le glucagon.

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Diabète de type 1 :

On considère ce diabète comme une maladie auto-immune car le problème vient du corps de la personne atteinte. Les anticorps, des cellules attaquant normalement les corps étrangers (comme les virus), détruisent les cellules du pancréas qui fabriquent l’insuline. L’insuline n’étant plus là  pour stocker les sucres, ils restent alors dans le sang ce qui augmente la glycémie (taux de sucre dans le sang) et peut entraîner des problèmes de santé sévères si la situation s’éternise.

C’est une maladie qui apparaît assez rapidement dans la vie d’une personne et qui lui durera toute sa vie. Comme l’insuline est indispensable au bon fonctionnement du corps mais que celui-ci n’est plus équipé pour la produire, la personne atteinte d’un diabète de type 1 doit s’injecter de l’insuline régulièrement. C’est pourquoi on qualifie ce diabète d’insulinodépendant.

Il existe différents types d’insuline, certaines ont des effets courts, d’autres très longs. C’est pourquoi c’est au médecin diabétologue de décider des doses nécessaires. Par contre, certains conseils d’hygiène de vie (alimentation et exercice physique surtout) peuvent aider le ou la diabétique à mieux comprendre et maîtriser sa glycémie.

Diabète de type 2 :

On peut considérer ce diabète comme celui du pancréas fatigué. Tout d’abord, les cellules semblent de plus en plus résistantes à l’insuline, il en faut de plus grandes quantités pour arriver à un même résultat. Le pancréas va augmenter sa production pendant un temps puis il se fatigue et sa production diminue de plus en plus, ce qui donne comme résultat sur la prise de sang une glycémie à jeun anormalement élevée.

Les causes de cette résistance n’ont pas encore été découvertes mais il semble que le surpoids et l’obésité ainsi que certaines prédispositions génétiques aggravent les risques d’être touché par cette maladie. S’il est détecté assez rapidement, ce diabète peut se maintenir grâce à une prise en charge alimentaire et physique. Encore une fois, le diabète ne se soigne pas mais plus il est pris en charge rapidement plus cette prise en charge est simple et les risques de complications sont moins nombreux. Si ces actions ne suffisent pas, un médecin peut décider de mettre le malade sous antidiabétiques oraux. Il est également possible à plus long terme que des injections d’insuline soient nécessaires.

Il semblerait que, dans les années précédant la révélation du diabète, on puisse observer une résistance à l’insuline. Pour cela, il suffit de mesurer la glycémie et l’insulinémie à jeun avant d’en faire un calcul. Selon le résultat, vous savez si vous avez une résistance à l’insuline. Dans ce cas, des mesures alimentaires, d’hygiène de vie et paramédicales (compléments alimentaires) peuvent grandement diminuer cette résistance et donc ralentir d’autant l’apparition du diabète de type 2.

Diabète gestationnel ou de grossesse :

Certaines femmes enceintes, qui étaient en bonne santé avant, voient leur glycémie à jeun augmenter jusqu’à dépasser le seuil « autorisé ». On parle alors de diabète gestationnel et, même s’il disparaît le plus souvent après l’accouchement, il nécessite une prise en charge particulière. Il peut  suffire de quelques mesures diététiques pour améliorer la santé de la mère mais parfois des injections d’insuline sont nécessaires. Dans les cas où la maladie n’est pas prise en charge, des problèmes pour la mère et l’enfant peuvent apparaître. On observe également que les enfants naissant de mères ayant eu un diabète gestationnel ont tendance à avoir un poids plus élevé que la moyenne. Dans tous les cas, le mieux est d’être suivie et conseillée régulièrement.

Si vous avez des antécédents de diabète de type 2 dans votre famille, vous devrez être plus attentif pour diminuer vos risques de le développer.

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Voici quelques conseils :

-faites une prise de sang tous les ans afin de mesurer votre glycémie et votre insulinémie et profitez-en pour vérifier votre tension

-ayez une activité physique régulière en marchant le plus possible, en prenant les escaliers (même pour un étage ou pour descendre) ou en vous essayant à des sports « doux » comme le yoga, le pilate ou les danses de salon

-diminuer votre surpoids si vous en souffrez avec des méthodes douces qui respecteront votre corps (évitez donc les coupes-faims et les régimes hyperprotéinés)

-prenez l’habitude de manger des aliments riches en fibres : fruits, légumes; légumineuses, céréales complètes et noix en tout genre

-privilégiez les graisses végétales (avec un bon apport en oméga-3) tout en veillant à en manger dans des proportions raisonnables

-évitez les aliments très salés qui sont en général également trop gras (chips, charcuteries, fromages). Ces aliments doivent rester des aliments « plaisir » que l’on mange en petites quantités

-évitez également l’alcool, la cigarette et les drogues qui restent nocives pour la santé

Et si vous souhaitez plus d’informations ou soutenir la recherche sur le diabète, vous pouvez visiter les sites de la fédération des diabétiques et de l’association belge du diabète.

Catégories : Articles

Sarah

Nutritionniste sur Bruxelles, Uccle et Ixelles, j'aime partager mes connaissances et vous aider à en savoir toujours plus sur l'alimentation et la nutrition

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