Annoncé le 22 août par un communiqué de presse, la ministre de la Santé publique Maggie De Block « a pris la décision d’introduire le nutri-score comme label alimentaire en Belgique. »

Qu’est-ce que c’est le nutri-score ?

Logo nutri-score

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nutri-score

C’est un label qui a déjà été utilisé en France et qui aurait permis aux consommateurs de faire de meilleurs choix alimentaires pour leur santé.

Le nutri-score est calculé d’après un algorithme prenant en compte le taux de sucre, de graisses saturées, de sel, de fruits ou légumes, de fibres ou de protéines. Ce n’est pas précisé mais j’espère que ce n’est pas tout et que la teneur en oméga-3 ou le système de conservation (par exemple) sont également pris en compte.

L’algorithme calcule alors un score allant de -15 à +40 qui déterminera sa note et donc la lettre correspondante. Vous ne verrez pas ce chiffre sur vos produits et je pense que c’est sans doute mieux car il y a de quoi se mélanger les pinceaux. Si A est bien la meilleure note et F la plus mauvaise, -15 est décerné aux aliments « les plus sains » et +40 aux « moins sains »…

D’ailleurs il est possible que vous ne voyez pas du tout ce label apparaître sur vos produits préférés son utilisation reste volontaire… Il est donc possible que tout le monde s’y mette pour l’utiliser comme un argument commercial ou au contraire que personne ne l’utilise pour ne pas afficher des mauvaises notes sur tous les produits d’une même gamme.

Ce n’est d’ailleurs pas non plus précisé dans le communiqué mais j’imagine que ce label est réservé aux produits transformés, les fruits et les légumes ayant automatiquement des A.

Cette utilisation me gêne un peu car malgré de nombreuses études, des liens de cause à effet entre la consommation de certains aliments/nutriments et leurs effets sur notre santé ne sont pas clairement identifiés, notamment le cholestérol alimentaire sur le taux sanguin ou l’effet du sel sur l’hypertension. J’émets également quelques doutes sur des lacunes dans les logiciels de calcul : si un produit contient des édulcorants ou que des produits bio, est-ce pris en compte ? Si une compote de pomme est pasteurisée et ne contient presque plus de vitamines, quelle note a-t-elle ?

Pour finir, je comprends la nécessité d’un tel outil pour parler au plus grand nombre mais ne serait-ce pas plus productif pour l’avenir d’investir dans de vraies formations nutritionnelles pour les enfants dès le plus jeune âge ? De fournir des informations de qualité aux nouveaux parents, quelques soient leurs milieux sociaux ? De faire des campagnes publiques claires et précises plutôt que des petits messages flous comme « ne pas manger trop gras, sucré ou salé » ?

Je reste donc avec un avis mitigé en attendant de voir si son application est réellement utile et informative. J’attends les vôtres dans les commentaires !

Catégories : Articles

Sarah

Nutritionniste sur Bruxelles, Uccle et Ixelles, j'aime partager mes connaissances et vous aider à en savoir toujours plus sur l'alimentation et la nutrition

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