Qu’est-ce que le lâcher-prise ? On entend beaucoup parler, surtout ces dernières années avec l’intérêt grandissant des gens pour le développement personnel. Et c’est génial ! Par contre, on ne comprend pas toujours très bien de quoi il s’agit ni même comment y accéder !

Tout d’abord, pourquoi vous parler de lâcher-prise ? La semaine dernière, je vous parlais du contrôle et de la maîtrise. Comment atteindre la maîtrise des événements ? Grâce au lâcher-prise.

Les techniques de lâcher-prise sont nombreuses et nous promettent toutes la même chose : plus de calme, de sérénité et un désencombrement de l’esprit. Personnellement, ça me tente et je suis sure que vous aussi ! Mais comment y arrive-t-on ?!

Pour définir le lâcher-prise, nous pouvons parler de l’état dans lequel il nous met. On parle beaucoup de confiance en soi, de sentir que l’on est capable de faire face aux événements de la vie, ce qui permet une certaine sérénité face à l’imprévu.

« Quoiqu’il se passe, j’ai l’assurance que je saurai quoi faire, quoi être, sans avoir besoin de me préparer à l’avance. »

Le lâcher-prise, un saut dans le vide ?

Ne plus contrôler peut nous donner l’impression que tout va s’effondrer

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Petit rappel :

Le lâcher-prise est différent du laisser-aller. Le lâcher-prise consiste à accepter ce qui est et à faire au mieux avec. Le laisser-aller est de la résignation, on ressent dans ces moments là des émotions désagréables comme l’abattement, le découragement, la frustration, la tristesse, etc. J’ai également remarqué que la résignation était rarement définitive. On revient toujours sur le sujet, encore une fois avec des sentiments « négatifs ».

Voici un exemple de phrase vous permettant de mieux vous comprendre : est-ce que vous vous demandez : « Qu’est-ce que je peux faire avec ce qui est? » (lâcher-prise) ou « Qu’est-ce que je peux faire pour éviter ce qui est ? ». Attention également au faux lâcher-prise ou « je me force à accepter ce qui est alors qu’en fait pas du tout ».

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Il existe beaucoup de livres et d’articles sur le sujet car les méthodes sont aussi différentes que les gens qui en ont besoin. Mais c’est toujours pour arriver au même point. Je ne prétends pas vous offrir une méthode révolutionnaire mais peut-être que mon explication aidera certains d’entre vous.

Le lâcher-prise peut se découper en plusieurs étapes sur lesquelles nous pouvons travailler : l’acceptation des faits et des émotions qu’ils génèrent, l’expression des émotions, la présence à soi (être dans l’instant présent) et la confiance.

Sauter de joie à la fin d'une randonnée

Le lâcher-prise permet d’exprimer ce qui est à l’instant où il se présente.

Comment accepter ce qui est ?

Accepter est un terme qui peut prêter à confusion, car dans « accepter » on entend « dire oui ». Vous allez voir que c’est en effet par là qu’il faut passer mais certains confondent ça avec un certain optimiste qui se traduirait par « être bien avec ce qui est ». Ce n’est pas la même chose. Prenons un exemple qu’on a sans doute tous vécus :

Situation : je dois faire mes devoirs pour demain

Si je regarde ce que ça me fait :

-Je me sens obligée parce que je n’ai pas envie de faire mes devoirs. Pourquoi ? Je trouve ça ennuyeux et compliqué. Je préférerai faire autre chose. Quoi donc ? Aller jouer dehors. Pourquoi ? Pour être avec mes copains, c’est  plus amusant. Est-ce qu’il y a autre chose à ce sujet ? Non alors passons à la sensation suivante.

-je me sens aussi obligée de les faire parce que j’ai peur d’être punie. C’est déjà arrivé à quelqu’un dans la classe. Pourquoi j’ai peur d’être punie? En plus de passer un moment désagréable, j’ai peur de décevoir mes parents. Pourquoi ? J’ai peur qu’ils ne m’aiment plus. Est-ce qu’il y a autre chose à ce sujet ? Non alors passons à la sensation suivante.

-Etc.

Comme vous le voyez, accepter veut plutôt dire faire le constat de ce qui se passe en vous, le reconnaître. Donc, on évite les phrases du style « ce n’est pas grave », « vois le côté positif », etc.

Descendre dans les méandres de son coeur

Descendre toujours plus profondément dans ses émotions

La première étape du lâcher-prise est d’accepter de rester avec TOUT ce qui est, que ce soit confortable ou non.

La seconde sera d’agir en fonction du bilan que vous avez pu réaliser sans chercher à éviter la situation qui ne vous convient pas.

Situation : je me sens obligée de faire mes devoirs car je préférerai aller jouer dehors avec mes amis mais j’ai peur que mes parents ne m’aiment plus si je suis punie.

J’ai donc le choix de composer une solution en fonction de tout ce que je viens de voir. Je ne cherche pas à fuir ma responsabilité mais je ne me juge pas sévèrement non plus.

Il peut arriver que je ne trouve pas de solution qui satisfasse toutes mes envies. A ce moment, je peux donner de l’empathie à la part de moi qui n’est pas satisfaite. Comment ? C’est ce que nous verrons la semaine prochaine !

 

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Sarah

Nutritionniste sur Bruxelles, Uccle et Ixelles, j’aime partager mes connaissances et vous aider à en savoir toujours plus sur l’alimentation et la nutrition

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